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D'où vient le nom de La Neylière ? |
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Au Sud-Est du village de Pomeys, en direction de Saint-Symphorien-sur-Coise, le domaine de la Neylière attire très vite l’attention. On devrait, d'ailleurs, écrire et prononcer la Néelière car il semble bien que ce lieu-dit doive son nom à une famille Néel implantée à cet endroit dès le XIVème siècle.
Au milieu du XVIIe siècle c’était un véritable château appartenant à une famille noble, les Sauzion. Il devient ensuite propriété des Malyvert qui avaient pour devise "A mal hiver, bon feu". En 1850, la propriété fut vendue à cinq ecclésiastiques parmi lesquels Jean-Claude Colin. Dès lors, à la suite d’importants travaux, les bâtiments perdirent vite toute allure châtelaine pour devenir selon les nouveaux propriétaires "une trappe mitigée réservée aux hommes en quête de solitude et de prière". C’est là que vont être écrites par Jean-Claude Colin les Constitutions de la Société de Marie qui deviendront les règles des Maristes après leur approbation par le Saint-Siège en 1873. Le Père Colin, reconnu comme le fondateur des Maristes, mourut à la Neylière en 1875.
Durant de nombreuses années la Neylière sera un noviciat où plus d'un millier de jeunes gens vont être formés et instruits avant d’être envoyés en mission d’évangélisation aux quatre coins du monde et plus particulièrement en Océanie. Elle deviendra rapidement un lieu de pèlerinage mariste et abrite aujourd’hui un musée de l’Océanie.
Ainsi, la Neylière est associée à la naissance et au développement d’une congrégation internationale. Aujourd’hui, toujours close de hauts murs et discrètement nichée dans son parc, la Neylière est un lieu de prière, de réflexion et de rencontre, de formation et d’information.
Cette histoire a été mise en images dans un montage réalisé par "Les Amis de La Neylière" en 2008, que l'on peut télécharger ici et voir à La Neylière.
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